Archives Mensuelles: juillet 2008

Non, non chers lecteurs inexistants ! Ce ne sera pas bientôt mon anniversaire… Je suis née en plein hiver québécois. Le pire mois en plus: février !

Non, c’est plutôt que j’ai une magnifique petite soeur de 15 ans qui porte le plus joli prénom du monde. C’est bien dommage de ne pas vous en faire part… Enfin ! Elle a 15 ans, est en vacances, ne fait rien de très constructif, n’a pas de responsabilités, etc. L’autre jour, je la regardais, avec son copain, et j’ai eu un brin de nostalgie. Je me suis souvenue de cet été, ce dernier été où je n’ai pas travaillé, où je n’ai rien fait. Je me suis souvenue que je pensais à ce moment-là, vivre le meilleur temps de ma vie. Je me suis dit que ma petite soeur aussi devait penser ça, elle aussi.

Mais c’est une erreur ! Pour elle de croire que les meilleurs moment de sa vie sont maintenant. Pour moi d’y avoir cru et de toujours croire que les meilleurs moments sont ceux que je vis. C’est vraiment ce que je pense depuis que j’ai laissé Monsieur X, mon ex. Je crois que les meilleurs moments de ma vie sont maintenant. Je suis libre de toute attache, j’ai, oui, des responsabilités, mais elles me permettent seulement d’être plus libre. Mais qu’en même temps, je suis responsable de toujours trouver que ma vie actuelle est la meilleure possible et que, conséquemment, je vis les meilleurs moments de ma vie.

Maintenant, lecteurs inexistants, vous vous demandez pourquoi je vois une psychologue à toutes les semaines… N’est-ce pas ? D’abord, il y a mes parents, ces plaies inévitables de ma vie. Ensuite, ça ne fait pas si longtemps que je crois cela. Au printemps, j’en aurais douté, mais dès le début de l’été, je me suis mise à y croire. Peut-être un peu à cause de son arrivée dans ma vie… Mais son entrée en scène n’a que compliqué mes angoisses.

Voilà ! J’aurai 25 ans cet hiver.

C’est plate… la vie est plate. Il faut la rendre agréable. C’est ça qui est important. En même temps, je dis ça et je me dis à moi-même… Mais on la rend pas toujours agréable. On ne fait pas toujours tout en sorte pour qu’elle le devienne. Certains attendent toujours un moment qui ne vient pas. Moi, je pense maintenant que le moment, il faut le créer et le cultiver. Ce qui ne signifie pas nécessairement que le moment doit TOUJOURS être présent. 

Mais pourquoi on ne fait pas toujours tout en sorte pour être heureux ou bien ? Pourquoi j’ai été foutue de tomber amoureuse de ce garçon ? Pourquoi il faut toujours se compliquer la vie ? Nous faisons tous ça…

Avec ma situation actuelle, c’est qu’il n’y a que peu de personnes (et je dis ça pour être polie, j’aurais pu dire qu’il n’y a personne) qui comprennent. Certains compatissent, certains me trouvent folle, certains s’en foutent ! Mais personne ne sait comment on se sent quand on est aussi incertain par rapport à soi-même… 

Je vous fais le topo: Printemps, l’école est finie, je vais à Paris. J’habite Montréal, au Québec. C’est pas une petite fin de semaine de rien… M’enfin. Je dois rejoindre un ami qui m’hébergera jusqu’à ce que ma mère me rejoigne. C’est pas si compliqué finalement comme topo. Mon ami et moi passons les deux premiers jours ensemble sans arrêt. C’est agréable et simple, comme on aime la vie. Moi qui ai une propension phénoménale à rendre les choses compliquées… ça fait nettement du bien.

Ceci étant dit, elles se sont compliquées. M. X, comme nous l’appellerons, fait une tentative d’approche. Je me laisse faire, en me disant… ben je sais plus vraiment quoi ni pourquoi je me suis laissée faire. Il me plaisait en fait, mais… Bon, enfin. Finalement, j’ai passée les deux plus belles semaines de ma vie, là-bas, avec lui. 

Oui, seulement deux semaines. Seulement deux semaines avant qu’on soupe une dernière fois ensemble. Qu’on se dise que ce serait nul de rater une telle chance. Qu’Internet est là… Que nous nous reverrons bientôt. Cinq mois avant même que je puisse retourner. Un an avant qu’il revienne poser ses pénates à Montréal. Après deux semaines…

Ça fait deux mois que je suis revenue. Je comprend plus rien… Comment peut-on faire pour maintenir une telle relation à distance ? Je m’ennuie tellement, mais je sais plus vraiment de quoi !!!

Quiconque a déjà étudié connaît ça. Ce moment, où il faudrait tellement travailler, mais où on fait exactement n’importe quoi pour ne pas travailler… Bref, le contraire de ce qu’on devrait faire. 

Quand je suis chez moi, je procrastine sans vergogne… Personne ne me voit. Et ça peut être de la procrastination utile. Faire la vaisselle, passer l’aspi… Des choses que je ne fais qu’en état de procrastination (peut-être devrai-je passer plus de temps chez moi ces temps-ci d’ailleurs…)

Mais j’ai aussi un magnifique bureau brun dans ma belle université brune ! Et là, c’est pire ! Je peux procrastiner sans même le savoir. Je pars dans mes rêves, mes pensées. Je stresse parce que je fais pas ce que je devrais faire. Mais je le fais pas plus. Voici mon si inspirant bureau brun !

Je sais pas vraiment pourquoi j’ouvre un blogue. J’ai envie de me défouler en ce moment… À la base, je trouve ça un peu pervers de vouloir montrer notre vie privée à tout le monde. Pis, ben Internet, c’est définitivement ça ! Non ? Mais bon, de toute façon, je pense pas qu’il y a vraiment beaucoup de monde qui vont lire ce que j’écris. Et de toute façon, à moins que je change d’idée, je vais rester anonyme. Évidemment, vous (lecteurs inexistants) en saurez suffisamment pour pouvoir comprendre. Mais jamais trop. 

Pourquoi j’ai besoin de me défouler ? Pour plein de raisons… Plus précisément pour deux choses :-) … D’abord, j’ai été foutue d’aller à Paris au mois de mai. Il y a donc deux mois… Et, plan merdique par excellence, j’y suis tombée amoureuse. Pas de la ville, d’un garçon. Mais… je suis hyper insécure, en général dans la vie (ce qui fait que je dégage une confiance en moi incroyable… mais inexistante). Donc encore plus en amour, évidemment ! Bon voilà, alors je suis en état d’angoisse perpétuelle, ce qui est nettement désagréable.

La seconde raison, maintenant ? Je suis étudiante à la Maîtrise. Expérience traumatisante. Cet été, je travaille pour mon professeur. Qui cherche des trucs qui sont impossibles à trouver. Comme vous pouvez l’imaginer, c’est moi qui est en charge de trouver les dits trucs introuvables ! Ce qui me fait paniquer… et si je n’en étais pas capable, tout simplement ? 

Oh ! Attendez, j’ai une troisième raison ! Je n’ai plus d’argent pour payer ma psy…