Archives Mensuelles: septembre 2008

Je ne suis pas très assidue. Sur mon blog comme dans la vie. Mais comme je n’ai pas, ou peu de lecteurs, ça change vraiment rien…

L’assiduité réfère à la présence. La présence à un endroit… En anglais, on dit “regularity”. La régularité. Dans ma vie, je ne suis pas très assidue. Avec moi-même, d’abord. Alors que je devrais m’attarder à moi-même, être dans ma tête et dans mon coeur, en même temps que je vis les événements, je fais tout pour m’éviter. Je suis prête à faire toutes les bassesses pour ne pas me retrouver face-à-face avec moi.

Ce n’est pas du tout que je sois désagréable ! Détrompez-vous, ô chers lecteurs inexistants, je suis une personne très affable et les gens autour de moi apprécient ma présence, mon existence. Le problème, c’est que moi, je ne suis pas convaincue du tout de l’importance de mon existence. Ni d’une quelconque signification à celle-ci. Ce qui me pousse à en faire toujours plus. Beaucoup plus. Trop plus. Comme je l’ai déjà dit dans un billet, je suis étudiante aux cycles supérieurs dans une université montréalaise. Je suis, par le fait même assistante de recherche et auxiliaire d’enseignement. En même temps, je remplis une fonction plus ou moins étrange, dans l’administration publique locale québécoise. Local, dans le sens de… local, mais au sein de l’administration québécoise. En tout cas, l’important c’est que ça me demande une quinzaine d’heures par semaine, de façon variable. Et parallèlement je me détruit à petit feu. En fumant, plusieurs choses, en mangeant étrangement, en faisant beaucoup trop d’heures…

Mais je n’en vaux pas la peine. Je n’en vaux la peine que dans le regard des autres. Quel problème ! La normalité, pour moi, c’est être capable de ne vivre que pour soi-même.

J’aspire à la normalité.

L’écriture a eu plein de fonctions dans ma vie. Des plus fonctionnelles, évidemment, mais d’autres que je qualifierais de… plus essentielles. Je sais souvent par la façon dont j’écris comment je me sens. Quand je cesse d’écrire, c’est habituellement parce que je ne veux pas m’avouer quelque chose. Quand j’écris trop, c’est parce que je me sens complètement perdue.

J’écris rarement pour rien, en fait. Je suis nouvelle dans la “blogosphère”… Je ne sais trop ce que j’y suis venue faire. Je sais par contre que le fait d’être totalement anonyme m’amuse. Étonnamment, par contre, à mon propre étonnement, je veux dire, l’inhibition totale que je pensais ne s’est pas encore avérée. Je me promet bien de vous raconter toute toute toute l’histoire avec le Québécois-à-Paris. Mais on dirait que je n’en ai pas envie. De toute façon, ça fait mal d’y penser, donc de le raconter et ceci me tente, pour l’instant, plus ou moins. Je dois vouloir me cacher quelque chose, encore !! Au moment d’écrire ces lignes, mon msn gît à côté de la fenêtre de Safari et me perturbe par le fait que M.Québécois-à-Paris est en ligne. Et ne me parle pas. Cela peut sembler futile, mais à 6000 km de quelqu’un, on dirait que ça prend tout son sens. Mais non…

Je vous raconterai ça un autre jour… Pour l’instant, je vais me venger et je vais aller acheter des vêtements compulsivement. Dois-je préciser qu’il n’est que 15 h 42, ici, même si je suis incapable de changer l’heure de publication de mon article ?