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Je ne suis pas très assidue. Sur mon blog comme dans la vie. Mais comme je n’ai pas, ou peu de lecteurs, ça change vraiment rien…

L’assiduité réfère à la présence. La présence à un endroit… En anglais, on dit “regularity”. La régularité. Dans ma vie, je ne suis pas très assidue. Avec moi-même, d’abord. Alors que je devrais m’attarder à moi-même, être dans ma tête et dans mon coeur, en même temps que je vis les événements, je fais tout pour m’éviter. Je suis prête à faire toutes les bassesses pour ne pas me retrouver face-à-face avec moi.

Ce n’est pas du tout que je sois désagréable ! Détrompez-vous, ô chers lecteurs inexistants, je suis une personne très affable et les gens autour de moi apprécient ma présence, mon existence. Le problème, c’est que moi, je ne suis pas convaincue du tout de l’importance de mon existence. Ni d’une quelconque signification à celle-ci. Ce qui me pousse à en faire toujours plus. Beaucoup plus. Trop plus. Comme je l’ai déjà dit dans un billet, je suis étudiante aux cycles supérieurs dans une université montréalaise. Je suis, par le fait même assistante de recherche et auxiliaire d’enseignement. En même temps, je remplis une fonction plus ou moins étrange, dans l’administration publique locale québécoise. Local, dans le sens de… local, mais au sein de l’administration québécoise. En tout cas, l’important c’est que ça me demande une quinzaine d’heures par semaine, de façon variable. Et parallèlement je me détruit à petit feu. En fumant, plusieurs choses, en mangeant étrangement, en faisant beaucoup trop d’heures…

Mais je n’en vaux pas la peine. Je n’en vaux la peine que dans le regard des autres. Quel problème ! La normalité, pour moi, c’est être capable de ne vivre que pour soi-même.

J’aspire à la normalité.

L’écriture a eu plein de fonctions dans ma vie. Des plus fonctionnelles, évidemment, mais d’autres que je qualifierais de… plus essentielles. Je sais souvent par la façon dont j’écris comment je me sens. Quand je cesse d’écrire, c’est habituellement parce que je ne veux pas m’avouer quelque chose. Quand j’écris trop, c’est parce que je me sens complètement perdue.

J’écris rarement pour rien, en fait. Je suis nouvelle dans la “blogosphère”… Je ne sais trop ce que j’y suis venue faire. Je sais par contre que le fait d’être totalement anonyme m’amuse. Étonnamment, par contre, à mon propre étonnement, je veux dire, l’inhibition totale que je pensais ne s’est pas encore avérée. Je me promet bien de vous raconter toute toute toute l’histoire avec le Québécois-à-Paris. Mais on dirait que je n’en ai pas envie. De toute façon, ça fait mal d’y penser, donc de le raconter et ceci me tente, pour l’instant, plus ou moins. Je dois vouloir me cacher quelque chose, encore !! Au moment d’écrire ces lignes, mon msn gît à côté de la fenêtre de Safari et me perturbe par le fait que M.Québécois-à-Paris est en ligne. Et ne me parle pas. Cela peut sembler futile, mais à 6000 km de quelqu’un, on dirait que ça prend tout son sens. Mais non…

Je vous raconterai ça un autre jour… Pour l’instant, je vais me venger et je vais aller acheter des vêtements compulsivement. Dois-je préciser qu’il n’est que 15 h 42, ici, même si je suis incapable de changer l’heure de publication de mon article ?

 

Mais quelle idée ils ont eu ? De donner les JO à la Chine, je veux dire…

Comme si les promesses pour “après les jeux” allaient être remplies. Quelle erreur ! C’est une erreur à l’image de cet ami belge qui cherchait du shit à New York. Il demande à un noir qu’il doit suivre dans les dédales de NY, lui donne l’argent avant de recevoir sa merde… ouvre sa main pour voir ce qu’il avait reçu et s’aperçoit qu’il n’a que des vieilles factures chiffonnées dans la main. Autrement dit, il s’est fait avoir.

L’humanité, avec nos dirigeants en première ligne, s’est faite avoir comme une débutante.

http://jo-2008-pekin.com/

http://jo-2008-pekin.com/

 

C’est vraiment chiant… un jour, ça va bien, un jour, c’est l’enfer. Mon dernier post n’indiquait pas l’imminence d’un down. Et il est arrivé !!! Je suis là, dans un semi-état végétatif… Je regarde le vide. Le vide que j’observe, c’est peut-être celui que je ressens. Je sais pas trop, ça fait pas tellement longtemps que je sens mes émotions. Je n’aime pas particulièrement ça même si maintenant, je sais que c’est nécessaire. Ma psy serait fière de moi… Avant, ce n’est pas que je n’avais pas d’émotions, c’est plutôt que je m’appliquais à ne pas les voir et à les transformer pour éviter d’avoir mal. Le problème dans ce temps-là, c’est que le jour où ça nous pète dans la face, l’explosion est plus intense. Pour éviter d’avoir trop mal, j’ai quelques trucs. Je transforme mes sentiments en culpabilité, donc envers quelque chose dont JE suis responsable. Je fume des joints aussi… beaucoup trop. Et c’est souvent pire après. Mais au moins, je suis comme assommée, je ressens, mais c’est noyé dans un nuage de fumée. Noire. 

Pourtant, j’aime la vie. Je ne dégage pas ça. Si vous me voyiez… vous ne penseriez pas que je puisse être aussi dépressive. Ça ne paraît pas. Je ne suis pas diagnostiquée, je ne souffre pas d’un dérèglement quelconque. Non, tout est dans ma tête. Je pense que, pour qu’on m’aime, je ne dois pas montrer comment je me sens. Je ne dois pas exiger quoi que ce soit. Je sais que j’ai tort, mais je suis incapable de réagir autrement. Pour l’instant du moins.

Non, non chers lecteurs inexistants ! Ce ne sera pas bientôt mon anniversaire… Je suis née en plein hiver québécois. Le pire mois en plus: février !

Non, c’est plutôt que j’ai une magnifique petite soeur de 15 ans qui porte le plus joli prénom du monde. C’est bien dommage de ne pas vous en faire part… Enfin ! Elle a 15 ans, est en vacances, ne fait rien de très constructif, n’a pas de responsabilités, etc. L’autre jour, je la regardais, avec son copain, et j’ai eu un brin de nostalgie. Je me suis souvenue de cet été, ce dernier été où je n’ai pas travaillé, où je n’ai rien fait. Je me suis souvenue que je pensais à ce moment-là, vivre le meilleur temps de ma vie. Je me suis dit que ma petite soeur aussi devait penser ça, elle aussi.

Mais c’est une erreur ! Pour elle de croire que les meilleurs moment de sa vie sont maintenant. Pour moi d’y avoir cru et de toujours croire que les meilleurs moments sont ceux que je vis. C’est vraiment ce que je pense depuis que j’ai laissé Monsieur X, mon ex. Je crois que les meilleurs moments de ma vie sont maintenant. Je suis libre de toute attache, j’ai, oui, des responsabilités, mais elles me permettent seulement d’être plus libre. Mais qu’en même temps, je suis responsable de toujours trouver que ma vie actuelle est la meilleure possible et que, conséquemment, je vis les meilleurs moments de ma vie.

Maintenant, lecteurs inexistants, vous vous demandez pourquoi je vois une psychologue à toutes les semaines… N’est-ce pas ? D’abord, il y a mes parents, ces plaies inévitables de ma vie. Ensuite, ça ne fait pas si longtemps que je crois cela. Au printemps, j’en aurais douté, mais dès le début de l’été, je me suis mise à y croire. Peut-être un peu à cause de son arrivée dans ma vie… Mais son entrée en scène n’a que compliqué mes angoisses.

Voilà ! J’aurai 25 ans cet hiver.

Avec ma situation actuelle, c’est qu’il n’y a que peu de personnes (et je dis ça pour être polie, j’aurais pu dire qu’il n’y a personne) qui comprennent. Certains compatissent, certains me trouvent folle, certains s’en foutent ! Mais personne ne sait comment on se sent quand on est aussi incertain par rapport à soi-même… 

Je vous fais le topo: Printemps, l’école est finie, je vais à Paris. J’habite Montréal, au Québec. C’est pas une petite fin de semaine de rien… M’enfin. Je dois rejoindre un ami qui m’hébergera jusqu’à ce que ma mère me rejoigne. C’est pas si compliqué finalement comme topo. Mon ami et moi passons les deux premiers jours ensemble sans arrêt. C’est agréable et simple, comme on aime la vie. Moi qui ai une propension phénoménale à rendre les choses compliquées… ça fait nettement du bien.

Ceci étant dit, elles se sont compliquées. M. X, comme nous l’appellerons, fait une tentative d’approche. Je me laisse faire, en me disant… ben je sais plus vraiment quoi ni pourquoi je me suis laissée faire. Il me plaisait en fait, mais… Bon, enfin. Finalement, j’ai passée les deux plus belles semaines de ma vie, là-bas, avec lui. 

Oui, seulement deux semaines. Seulement deux semaines avant qu’on soupe une dernière fois ensemble. Qu’on se dise que ce serait nul de rater une telle chance. Qu’Internet est là… Que nous nous reverrons bientôt. Cinq mois avant même que je puisse retourner. Un an avant qu’il revienne poser ses pénates à Montréal. Après deux semaines…

Ça fait deux mois que je suis revenue. Je comprend plus rien… Comment peut-on faire pour maintenir une telle relation à distance ? Je m’ennuie tellement, mais je sais plus vraiment de quoi !!!